Accueil > Aider les jeunes à comprendre l’horreur

Aider les jeunes à comprendre l’horreur

Le 5 mars 2016


L’horreur. « Quand vous avez été exposé à la mort, quand vous avez cru mourir, ce sont des choses qui restent »

l'horreur

 » Nous savions que la vie était fragile, que l’humain c’était par moments et que la démocratie était menacée par les forces archaïques qui habitent encore le monde. Nous savions que tout ce qui nous tient à cœur est mortel et que l’obscurité absolue peut, un jour, faire oublier l’espoir de toute lumière…

Que cette nuit terrible où nous avons éprouvé la terreur de la pénombre, nous rappelle notre fragilité et notre finitude. Qu’elle renforce ainsi notre détermination à prendre soin de toute vie, de toute pensée libre, de toute ébauche de solidarité, de toute joie possible.

Prendre soin de la vie et de l’humain, avec une infinie tendresse et une obstination sans faille, est, aujourd’hui, la condition de toute espérance. Sachons qu’un seul sourire échangé, un seul geste d’apaisement, aussi minime soit-il, peut encore, contre tous les fatalismes, contribuer à nous sauver de la barbarie… « 

Ces mots, sont ceux de Philiphe Meirieu tels qu’il les a exprimé au Café Pédagogique ce samedi 14 novembre au lendemain d’attentats qui ont durement frappés nos concitoyens, nos fils, nos filles, nos soeurs, nos frères, à Paris le vendredi 13 novembre au soir.

Dans cette horreur pour nous tous, l’AFPSSU tient à exprimer son soutien particulier à celles et ceux qui sont frappés directement, au coeur, par la barbarie.

Nous souhaitons également rappeler que nous nous tenons aux côtés des professionnels de l’éducation qui auront  la mission d’aider les plus jeunes à comprendre l’horreur, comprendre pour ne pas céder à la peur, comprendre pour ne pas sombrer dans la haine de l’autre mais au contraire comprendre pour faire en sorte que chacun s’engage, à son niveau, pour faire vivre nos idéaux républicains et notre société apaiséel'horreur

 

 

 

Nous tenions à ce titre à republier un entretien donné par la psychothérapeute Hélène Romano afin d’aider les milliers de collègues enseignants, infirmiers, médecins, éducateurs à trouver les bons mots pour aborder ces terribles événements.En savoir plus

devant l’horreur « Demander à l’enfant ce qu’il a compris. Utiliser des mots simples, mais ne pas masquer la gravité de la tuerie

Un traumatisme, chez l’enfant comme chez l’adulte, ne s’oublie jamais. L’enjeu est de parvenir à le mettre en mémoire, c’est-à-dire à l’assimiler afin de s’adapter pour pouvoir vivre avec. Et pour l’assimiler, il faut lui donner du sens, sinon, c’est dramatique. Donner du sens, voilà ce qui doit donc en permanence guider les adultes.

Quant il y a du sens, tout discours est positif pour l’enfant »

Hélène Romano

 

 

 

Adhérez en ligne à notre association

Adhérer
Adhérer
Close
loading...