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Face à l’horreur

Le 5 décembre 2015


« Quand vous avez été exposé à la mort, quand vous avez cru mourir, ce sont des choses qui restent »

peur » Nous savions que la vie était fragile, que l’humain c’était par moments et que la démocratie était menacée par les forces archaïques qui habitent encore le monde. Nous savions que tout ce qui nous tient à coeur est mortel et que l’obscurité absolue peut, un jour, faire oublier l’espoir de toute lumière… Que cette nuit terrible où nous avons éprouvé la terreur de la pénombre, nous rappelle notre fragilité et notre finitude. Qu’elle renforce ainsi notre détermination à prendre soin de toute vie, de toute pensée libre, de toute ébauche de solidarité, de toute joie possible. Prendre soin de la vie et de l’humain, avec une infinie tendresse et une obstination sans faille, est, aujourd’hui, la condition de toute espérance.Sachons qu’un seul sourire échangé, un seul geste d’apaisement, aussi minime soit-il, peut encore, contre tous les fatalismes, contribuer à nous sauver de la barbarie… Ces mots, sont ceux de Philiphe Meirieu tels qu’il les a exprimé au Café Pédagogique ce samedi 14 novembre au lendemain d’attentats qui ont durement frappés nos concitoyens, nos fils, nos filles, nos soeurs, nos frères, à Paris le vendredi 13 novembre au soir.

 

 

« Dans cette épreuve pour nous tous, l’AFPSSU tient à exprimer son soutien particulier à celles et ceux qui sont frappés directement, au coeur, par la barbarie. Nous souhaitons également rappeler que nous nous tenons aux côtés des professionnels de l’éducation qui auront dès lundi la mission d’aider les plus jeunes à comprendre l’horreur, comprendre pour ne pas céder à la peur, comprendre pour ne pas sombrer dans la haine de l’autre mais au contraire comprendre pour faire en sorte que chacun s’engage, à son niveau, pour faire vivre nos idéaux républicains et notre société apaisée ».

 Jordan  Boissiere Navarro

jordan

Nous tenions à ce titre à republier un entretien donné par la psychothérapeute Hélène Romano afin d’aider les milliers de collègues enseignants, infirmiers, médecins, éducateurs à trouver les bons mots pour aborder ces terribles événements.  En savoir plus

« Demander à l’enfant ce qu’il a compris. Utiliser des mots simples, mais ne pas masquer la gravité de la tuerie
Un traumatisme, chez l’enfant comme chez l’adulte, ne s’oublie jamais. L’enjeu est de parvenir à le mettre en mémoire, c’est-à-dire à l’assimiler afin de s’adapter pour pouvoir vivre avec. Et pour l’assimiler, il faut lui donner du sens, sinon, c’est dramatique. Donner du sens, voilà ce qui doit donc en permanence guider les adultes.

Quant il y a du sens, tout discours est positif pour l’enfant »

Hélène Romano

flèche prioritaireComment se reconstruire lorsque l’on a perdu un proche, lorsque l’on a subi de près ou de loin des attentats?

Il y a la vie d’avant et la vie d’après..Hélène Romano….. Lire la suite

 

drapeau

Le chagrin du drapeau (hommage aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015)

 

 Le site de ressources pédagogiques du Ministère de l’Education Nationale propose aussi un panel d’éléments pour aborder « au mieux » ces événements dès lundi, avec ses élèves.

En savoir plus

 

 

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